Quand les “trop-piquent” sous les Tropiques !

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Je viens de faire une nouvelle expérience tropicale : le chikungunya ! Le responsable est un virus injecté par un petit insecte désormais bien connu aussi sous nos latitudes : le moustique-tigre !

Bulletin de santé

Au moment où je publie ce texte je vais bien. L’éruption cutanée s’est totalement résorbée. Cela me grattouille encore un peu mais ça va !

Mais vendredi, soit dix jours environ après l’apparition des premiers symptômes, je restais fatiguée tout de même et fatigable. Et ma peau était couverte de rougeurs, sorte d’éruption cutanée qui va et vient au fil de la journée. Je la sentais sur mon épiderme mais cela ne me grattait pas.

Le plus dur a été la phase où j’avais très mal à certaines articulations. La douleur m’obligeait à marcher très courbée, comme une très vieille dame avec de l’arthrose. C’est de la d’ailleurs que vient le nom de cette maladie. Le nom est d’origine makondée (langue bantoue, d’Afrique de l’Est) et signifie : « qui se recourbe, qui se recroqueville », ou « celui qui marche courbé ». Je confirme !!!

J’ai aussi eu deux jours de fièvre. Je l’ai laissé faire autant que je possible. J’ai donc redécouvert ce que c’est que d’avoir froid !!! Bon, ce n’était pas très plaisant cette fièvre mais j’ai quand même sourit quand je me suis sentie grelotter !

Heureusement cette phase difficile n’a pas duré plus de 36 heures. Un des risques de la maladie maintenant est qu’elle se chronicise. L’avenir me le dira !

Pourquoi les “trop” piquent ?

J’ai emprunté le jeu de mots des “trop-piquent” à Régis Ayrault. Cet homme est psychiatre et a beaucoup oeuvré pour le développement de la psychiatrie à Mayotte au début des années 2000. Je me suis d’ailleurs régalée d’un de ses ouvrages, accessibles à tous : “Faire une pause dans sa vie”. Il y narre son arrivée sous les Tropiques et comment il a composé dans sa pratique avec les traditions et les croyances locales, avec intelligence et humanisme. C’est inspirant pour moi dans ma pratique professionnelle.

Bien sûr, certains d’entre vous, ne seront pas étonnés de me voir chercher un sens à cette maladie. Bien sûr que cela me questionne ? Pour diverses raisons, je ne livrerai pas ici toute ma réflexion. Néanmoins, je souhaite partager mon questionnement sur ces “trop” qui me piquent !

Ces derniers temps, je suis effectivement un peu à bout… ici tout me semble effectivement trop : trop intense, trop sale, trop chaud, trop bordélique, trop lent, trop bruyant… bon c’est déjà pas mal !

Alors pour enlever un peu de pression, je vais m’aérer la tête avec l’Amicale des Bretons de Mayotte. Hé hé ! L’association propose des sorties sur l’île chaque dimanche. Je commence aussi à avoir un petit réseau amical donc cela me permet de me changer les idées aussi !

Je lis aussi ! Et je regarde quelques films. Merci Internet qui permet de rester un peu reliée à du “connu” et de m’évader tout en restant dans mon appartement. Pas toujours facile de bouger en effet à Mayotte : l’île est petite (40 km sur 20 environ), mais tout déplacement prend du temps et peut être risqué.

Réduire le “trop”

Alors pour réduire un peu le “trop”, j’ai aussi décidé de déménager. De quitter Grande Terre et son brouhaha pour Petite Terre, plus calme. Je suis encore en recherche de logement.

Quand je serai installée sur Petite Terre, je devrai donc chaque jour prendre la barge, le bac qui relie les deux Terres. Je vois ce temps comme un sas entre deux espaces. Sur le bateau, il y a de l’air aussi. Je vais pouvoir respirer un peu de frais…

Une autre bonne nouvelle est que nous allons bientôt entrer dans la saison sèche, la saison des Alizées. Cela signifie moins d’humidité donc et normalement des températures un peu plus “fraîches”. Je ne m’emballe pas non plus, pas de risque qu’il gèle ici ! Hi hi !

Enfin, je serai de retour en métropole pour trois semaines de vacances en mai. J’ai hâte de venir me poser chez moi. De refaire le plein de mon quotidien, de mes proches et surtout de produits frais et diversifiés !! J’ai hâte !!!!

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